La plage de l’aéroport : l’ombre des filaos, les fruits de mer locaux et dix minutes de transfert.
- Idéal pour
- calme · budget · familles
- Hôpital le plus proche
- Thalang Hospital (public, 15 min) ; Bangkok Hospital Phuket, environ 40 min
- Écoles internationales à proximité
- UWC Thailand (Thalang, 20 min)
Le lieu en quelques mots
Nai Yang est la plage au bout de la piste, et elle en tire le meilleur parti. L’extrémité nord, là où les avions passent au-dessus du sable à quelques centaines de mètres en approche finale, est devenue une attraction improbable ; le reste de la baie est une longue courbe de sable sous les filaos, avec le siège du parc national de Sirinat à une extrémité et, derrière, un village qui tient davantage de la communauté de pêcheurs thaï-musulmane que de la station balnéaire. Le village a un marché, une mosquée, quelques rues de maisons-boutiques et une rangée de restaurants de plage dont les tables sont installées sous les arbres.
Cela convient à ceux qui ont un vol matinal ou une arrivée tardive, aux familles qui veulent une plage calme et ombragée, et à quiconque veut passer quelques jours du côté local de l’île. Cela convient aussi à un certain type de long séjour : ceux qui travaillent à l’aéroport ou préfèrent simplement le nord. Cela ne convient pas aux amateurs de vie nocturne, et c’est loin des autres attraits de l’île.
La plage et la mer
La plage fait environ trois kilomètres si l’on compte la marche jusqu’au bout de la piste, avec du sable doux, une pente douce et de l’ombre sur presque toute sa longueur, chose rare à Phuket. En haute saison, la baignade est facile et l’eau claire ; un récif au large de l’extrémité sud offre du snorkeling les jours calmes, accessible en longtail ou après une longue nage. La portion en parc national n’est pas aménagée, avec quelques vendeurs autorisés et aucun beach club.
De mai à octobre, la baie prend la houle de plein fouet et le shore break peut être lourd, avec des courants aux deux extrémités ; les drapeaux rouges sont fréquents et la surveillance plus légère que sur les plages de resorts. Le bout de piste est clôturé et patrouillé : on peut regarder les avions depuis le sable, mais pas depuis l’aplomb des feux d’approche.
Où loger
L’offre hôtelière de Nai Yang est réduite mais variée. The Slate, à l’extrémité sud, est un hôtel de design construit sur l’emplacement d’une ancienne mine d’étain et l’adresse la plus connue du secteur ; le Phuket Marriott Resort & Spa, Nai Yang Beach et le Dewa Phuket sont les grands établissements quatre et cinq étoiles de la route de la plage. Derrière, le village compte un bon stock de guesthouses, de petits hôtels trois étoiles et de resorts familiaux qui vivent de la proximité de l’aéroport.
Les villas sont dans les terres et sur la route de Nai Thon, principalement des maisons de milieu de gamme dans de petits lotissements. Les copropriétés sont rares ; une poignée d’immeubles bas loge le personnel de l’aéroport et des résidents de longue durée. Des auberges de jeunesse existent près du centre du village et se remplissent de voyageurs aux vols matinaux.
Où manger
Les restaurants de plage sous les filaos sont la raison de manger ici : fruits de mer au poids, grillés sur le sable, à des prix calés sur les familles thaïlandaises qui montent le week-end plutôt que sur les touristes. Le village a un marché du matin et les cuisines thaï-musulmanes que ce côté de l’île réussit bien : roti, massaman et plats de riz aux comptoirs du petit-déjeuner.
Une petite rangée de cafés et de bars sert les hôtels, et c’est à peu près tout pour la soirée. Pour davantage, Boat Avenue à Bang Tao est à vingt-cinq minutes au sud ; Phuket Town à bien quarante minutes. L’aéroport a sa propre restauration, mais le village est meilleur et moins cher.
Se déplacer
Quatre kilomètres depuis l’aéroport, soit dix minutes en taxi et un tarif dérisoire au regard de n’importe quel autre point de l’île ; certains hôtels font circuler des navettes gratuites. Grab et Bolt fonctionnent bien ici parce que les chauffeurs attendent à l’aéroport. Le Phuket Smart Bus part de l’aéroport et descend la côte ouest, et l’Airport Bus Express rejoint Phuket Town.
Le village et la plage se parcourent à pied. Pour le reste de l’île, il faut des roues : la route de l’aéroport rejoint l’axe Thepkasattri Road vers le sud, et Nai Thon comme Mai Khao sont à dix minutes de part et d’autre. La location de scooters est disponible au village.
Rester un mois ou plus
Les locations au mois à Nai Yang sont modestes : appartements et maisons de ville dans le village et le long de la route de l’aéroport, un plus petit nombre de villas de milieu de gamme dans les terres, et quelques maisons louées en direct par leurs propriétaires sur la route de la plage. Le marché se situe sous les niveaux de Bang Tao et de Layan et est occupé surtout par le personnel de l’aéroport et des compagnies aériennes, les enseignants des écoles de Thalang, et ceux qui veulent une base tranquille au nord.
Les résidents de longue durée sont ici pragmatiques : il leur faut l’aéroport, la plage de parc national et les prix locaux, et ils acceptent de conduire pour tout le reste. Si un mois ou plus dans le nord vous tente, le formulaire ci-dessous part chez VillaCarte ; précisez si vous devez pouvoir aller à la plage à pied ou si vous préférez une maison à l’intérieur.
Les vrais inconvénients
Les avions. Ils sont l’attraction et l’inconvénient : l’extrémité nord de la plage et les hôtels les plus proches de la piste entendent chaque décollage, et les vols se prolongent tard dans la nuit en haute saison. L’extrémité sud et le village sont plus calmes, mais pas silencieux.
C’est loin de tout : une heure jusqu’à Kata, quarante minutes jusqu’à Phuket Town, et la route du sud est l’artère principale de l’île, chargée aux heures de pointe. Les options du soir se comptent en quelques bars. Le shore break de saison des pluies est lourd et la surveillance légère. Enfin, le caractère de parc national qui garde la plage belle la garde aussi sans équipements ; si vous voulez des transats, des beach clubs et une rue animée, ce n’est pas la bonne baie.